C'est la crise, créez votre auto-entreprise !
Ce slogan, que l'on pourrait qualifier de provocateur ou d'imprudent, pourrait être employé à loisir par nos hommes politiques pour remotiver ici les chômeurs, ici les salariés que certaines entreprises vont être contraints de licencier pour faire face aux impacts de cette crise économique mondiale.
Même si l'auto-entreprise n'est pas la panacée, le moins que l'on puisse dire, c'est que le gouvernement, Hervé Novelli en tête, s'emploie à vendre ce nouveau statut devant permettre le développement d'entreprises pérennes ou à tout le moins d'améliorer le pouvoir d'achat de certains de nos concitoyens.
Quels que soient les objectifs de chaque auto-entrepreneur, il est indéniable que ce statut va permettre à de nombreux entrepreneurs "dans la tête" d'emprunter la voie de la création d'entreprise.
Et ils sont nombreux selon les résultats des sondages sur les souhaits des français de créer leur boite.
Si l'on en croit les chiffres de la création d'entreprise publiés par l'INSEE le 26 février dernier (une augmentation de 34,7% par rapport à décembre dernier), nombreux ont été séduits par ce nouveau statut.
La raison principale ?
Même s'il est difficile de dégager une raison parmi d'autres, on peut, sans trop se tromper, avancer l'argument de la simplification des démarches de création.
En effet, vous pouvez devenir auto-entrepreneur dès demain si vous le souhaitez en vous inscrivant sur le site lautoentrepreneur.fr.
Il est évident que cela ne suffira pas à faire prospérer votre auto-entreprise si vous n'avez pas pris le soin de bien préparer ce projet, mais indéniablement il s'agit d'une grande avancée.
Autre avantage majeur : le coût de la création est faible et vous ne commencerez à payer des cotisations sociales et autres impôts qu'une fois le montant de la case Chiffres d'affaires supérieur à O.
Le statut de l'auto-entrepreneur fait donc son chemin et le gouvernement passe les vitesses régulièrement pour ajouter ou adapter de nouvelles mesures tendant à l'élargissement du bénéfice de ces dispositions : ouverture du statut aux professions libérales, possibilité de bénéficier du dispositif ACCRE (exonération des cotisations sociales hors CSG et CRDS pendant la première année d'activité) ou NACRE (accompagnement à la création par des spécialistes conventionnés doublé d'un prêt à taux zéro).
Pour être plus concret, voyons comment démarrer son auto-entreprise !